Voici l’adresse IP que ce site voit quand vous le visitez, le réseau et le pays que ma
base lui associe, les serveurs DNS qui répondent pour votre navigateur et ce que WebRTC révèle
de votre connexion. J’ai écrit cet outil et je l’héberge moi-même : sous
l’outil, je dis exactement ce qu’il voit et combien de temps.
Romain Petit
Développeur web, auteur de Privova
Mis à jour le 13 octobre 2026
Votre connexion, vue depuis ce site
Cet outil lit votre adresse et lance les tests dans votre navigateur : il a besoin de
JavaScript, désactivé ici. Sans lui, rien n’est envoyé ni enregistré.
Adresse IP vue par ce site
Lecture en cours…
Réseau (AS)
…
Pays associé au bloc d’adresses
…
Version
…
Ce que votre navigateur annonce à tous les sites
Langues
…
Fuseau horaire
…
Navigateur (user-agent)
…
Lu dans votre navigateur, rien n’en est envoyé à mon serveur.
L’adresse ci-dessus s’affiche à l’ouverture de la page. Les tests de fuite ne démarrent qu’au clic.
Fuite DNS
Pas encore lancé.
WebRTC
Pas encore lancé.
Comment lire ces résultats
Ce sont des lectures prudentes, pas un verdict : je ne peux pas savoir si vous utilisez un VPN. Les sections plus bas expliquent chaque cas.
Ce que ce service voit, et combien de temps
Un outil de vie privée ne doit pas garder plus que le nécessaire. Voici, pour chaque test,
ce que mon serveur reçoit et ce qu’il en fait.
Votre adresse IP. Cloudflare, qui relaie les pages de privova.fr, transmet
à mon serveur l’adresse d’où vous venez (en-tête CF-Connecting-IP),
et je vous la renvoie. Sur cette API, le serveur web n’écrit aucun journal d’accès
et le programme ne garde rien : l’adresse n’est ni enregistrée ni stockée.
Cloudflare, comme pour tout le site, voit passer les requêtes.
Le test DNS. Au clic, mon serveur tire un identifiant aléatoire, valable
10 minutes, et votre navigateur essaie de charger 6 images à des adresses de la forme
identifiant-1.dnsleak.privova.fr. Pour cela, il demande à son serveur DNS
(le résolveur) de traduire ces noms, et ce résolveur finit par interroger mon serveur DNS,
seul serveur faisant autorité pour dnsleak.privova.fr. Mon serveur note,
pour cet identifiant, l’adresse du résolveur qui l’interroge et le numéro de la
sonde. Il ne reçoit pas votre adresse, et il ne lit pas l’information de sous-réseau
client que certains résolveurs ajoutent (RFC 7871).
Combien de temps. En mémoire vive uniquement, jamais sur disque ni dans un
journal : les adresses des résolveurs rattachées à l’identifiant, et le numéro de
réseau (AS) de votre adresse pour pouvoir comparer. Tout disparaît au bout de
10 minutes, quand vous cliquez sur « Effacer ce test maintenant », quand vous
quittez la page (elle demande l’effacement, au mieux selon votre navigateur) ou si le
service redémarre.
Le test WebRTC. Votre navigateur envoie un paquet STUN à mon serveur (port
UDP 53) qui répond avec l’adresse et le port d’où il l’a reçu. Rien
n’est enregistré, et aucun serveur STUN tiers n’intervient. Pour afficher le
réseau d’une adresse trouvée, la page me la renvoie dans une requête de consultation
de ma base, sans conservation.
Contre les abus. Mon serveur DNS ne répond que pour
dnsleak.privova.fr (jamais pour un autre nom, ce n’est pas un résolveur
ouvert) et limite le nombre de requêtes par adresse source. Ces compteurs restent en mémoire
une minute au plus ; le serveur web limite aussi le débit de l’API, également en mémoire.
Sur votre appareil. Aucun cookie, rien dans le stockage du navigateur,
aucune ressource chargée chez un tiers. Les informations de navigateur affichées plus haut
(langues, fuseau horaire, user-agent) sont lues localement et ne me sont pas envoyées.
Ce que n’importe quel site voit quand vous le visitez
D’abord votre adresse IP, parce qu’un serveur doit savoir où renvoyer sa réponse.
Elle indique le réseau d’où vous venez (un fournisseur d’accès, un opérateur mobile,
un hébergeur, un VPN). La CNIL
range l’adresse IP parmi les données personnelles ; en revanche, le pays affiché
par cet outil est celui que ma base associe au bloc d’adresses, pas votre position.
Ensuite ce que dit votre navigateur : langues, fuseau horaire, user-agent, tels qu’ils
sont affichés dans l’outil. Un site peut les recouper entre eux et avec le pays de
l’adresse. Cette adresse n’est pas dans la page, elle est dans le trafic : un navigateur
ne peut pas la cacher sans passer par un relais (VPN, proxy, réseau Tor).
Ce qu’un VPN change, et ce qu’il ne change pas
Ce qu’il change.
L’adresse que voient les sites devient celle du serveur du VPN. Vous pouvez le vérifier
ici : activez le VPN, rechargez la page, comparez.
Votre fournisseur d’accès voit une connexion chiffrée vers le VPN, plus les sites que
vous visitez, à condition que vos requêtes DNS passent aussi par le tunnel. C’est
exactement ce que le test de fuite DNS vérifie.
Ce qu’il ne change pas.
Le fournisseur de VPN voit à son tour ce que voyait votre fournisseur d’accès : vous
déplacez la confiance, vous ne la supprimez pas. Les requêtes DNS révèlent les noms de
domaine consultés au résolveur qui les traite (RFC 7626) ; chiffrer le trajet vers ce
résolveur (DNS sur HTTPS, RFC 8484) n’empêche pas le résolveur lui-même de les voir.
Vos comptes, vos cookies et l’empreinte de votre navigateur : un site où vous êtes
connecté sait qui vous êtes, quelle que soit l’adresse.
Ce que le fournisseur de VPN conserve. Je ne teste pas les VPN et je ne peux pas le
vérifier ; je m’en tiens à leurs documents publics.
Tester son VPN en quatre étapes
VPN coupé, lancez le test et notez l’adresse, le réseau et les résolveurs DNS affichés.
Activez le VPN, sans recharger la page, puis lancez un second test.
L’adresse et le réseau doivent avoir changé pour ceux du VPN. Si l’adresse reste la vôtre, le VPN n’achemine pas ce trafic.
Lisez les résolveurs DNS et le test WebRTC avec les deux sections qui suivent : ce sont eux qui disent s’il y a une fuite.
Lire un résultat de fuite DNS
Quand vous ouvrez un site, votre appareil demande à un résolveur DNS de transformer le nom en
adresse. Ce résolveur voit tous les noms que vous demandez. Sans VPN, c’est en général
celui de votre fournisseur d’accès (réglé par la box ou le réseau) ou un résolveur public
que vous avez choisi. Avec un VPN, vous voulez que ces demandes passent aussi par le tunnel :
il y a « fuite DNS » quand elles continuent d’aller au résolveur habituel.
La liste de l’outil donne les résolveurs qui ont interrogé mon serveur, avec leur réseau.
Ce que vous voyez
Ce que cela veut dire
Sans VPN, résolveurs dans le même réseau que votre adresse
Cas courant : le résolveur de votre fournisseur d’accès.
Sans VPN, résolveurs d’un service public (Cloudflare, Google, Quad9…)
Vous, votre box ou votre navigateur l’avez choisi. Ce service voit vos requêtes.
Avec VPN, résolveurs dans le réseau de l’adresse affichée, ou résolveur public
Attendu : les requêtes passent par le tunnel.
Avec VPN, mêmes résolveurs que sans VPN, et ce sont ceux de votre fournisseur d’accès
Fuite DNS : votre fournisseur voit les noms de domaine que vous visitez, même si le trafic est chiffré. La page le signale quand vous lancez un second test après avoir changé de réseau.
Aucun résolveur
Les sondes ont été bloquées (bloqueur de contenu, DNS filtrant) : test non concluant.
Deux réserves. Le résolveur affiché est le dernier maillon vu par mon serveur : derrière
lui, il peut y avoir un relais (une box qui redirige vers le fournisseur d’accès, par
exemple). Et je ne sais pas si vous utilisez un VPN : faites un test VPN coupé, puis un
second VPN activé, sans recharger la page, pour que la comparaison se fasse toute seule.
Lire le test WebRTC
WebRTC permet à un navigateur d’établir des appels directs (visioconférence). Pour trouver
un chemin, il collecte des adresses candidates : les adresses locales de l’appareil
(type host) et l’adresse publique qu’un serveur STUN lui renvoie (type
srflx, voir la documentation de MDN).
Le script d’une page peut les lire. La RFC 8828 (§ 3) range ce que
cela révèle de plus qu’une requête HTTP en trois cas : l’adresse publique du
fournisseur d’accès quand un VPN n’achemine pas tout le trafic, les adresses privées
derrière un routeur, et l’adresse publique contournant un proxy.
Même adresse publique que celle vue par ce site : WebRTC ne révèle rien de
plus.
Autre adresse publique, de la même famille : avec un VPN, c’est le signe
d’une fuite WebRTC. Le réseau affiché à côté indique si c’est celui de votre
fournisseur d’accès.
Adresse d’une autre famille (IPv6 alors que la page a vu de l’IPv4, ou
l’inverse) : à vérifier ; certains VPN ne gèrent qu’une des deux familles.
Aucune adresse publique : WebRTC est désactivé, ou le trafic UDP vers mon
serveur STUN (port 53) est filtré. Le test n’est alors pas concluant.
Si le test montre une fuite avec votre VPN, regardez d’abord si l’application propose une
protection WebRTC. Sinon, le navigateur permet de restreindre ou de couper WebRTC : Chrome
n’expose pas de réglage dans ses paramètres, à ma connaissance, seulement une API réservée aux extensions
(webRTCIPHandlingPolicy), et Firefox a le réglage media.peerconnection.enabled
dans about:config. Dans les deux cas, couper WebRTC empêche les appels vidéo dans le navigateur.
Ce que cet outil ne sait pas faire
Voir en même temps votre adresse IPv4 et votre adresse IPv6 : la page affiche celle de la connexion qu’elle a reçue (le test WebRTC peut en révéler une autre).
Connaître le résolveur que votre appareil utilise réellement : je vois ceux qui interrogent mon serveur, pas ce qu’il y a avant.
Détecter un trafic qui sortirait du tunnel par un autre chemin que le DNS et WebRTC.
Dire si votre VPN conserve des journaux.
Questions fréquentes
Mon adresse IP dit-elle où j’habite ?
Pas précisément. Elle désigne un réseau et un bloc d’adresses enregistré par un opérateur. Le pays affiché par cet outil est celui que la base iptoasn associe à ce bloc : ce n’est pas une géolocalisation, et il peut différer du pays réel, notamment pour un VPN. Le lien entre une adresse et un abonné est connu de son fournisseur d’accès, et la CNIL range l’adresse IP parmi les données personnelles.
Pourquoi ai-je une adresse différente sur un autre site ?
Vous pouvez avoir deux adresses, une IPv4 et une IPv6 : ce site affiche celle que votre navigateur a utilisée pour le joindre, un autre site peut en recevoir une autre. Un VPN, ou un changement de réseau (Wi-Fi puis réseau mobile), la change aussi.
Que signifie une adresse en .local dans le test WebRTC ?
C’est un nom aléatoire par lequel le navigateur remplace l’adresse locale de votre appareil. C’est ce que j’ai observé dans Chromium et WebKit, les deux moteurs avec lesquels j’ai mis l’outil au point : une page ne lit donc pas votre adresse locale telle quelle.
Le test de fuite DNS prouve-t-il que mon VPN est sûr ?
Non. Il montre quels résolveurs ont interrogé mon serveur pendant le test, rien de plus : ni ce que le VPN conserve, ni le trafic qui sortirait du tunnel par un autre chemin.
Sources et données
Réseau (AS) et pays : base iptoasn.com,
publiée dans le domaine public (licence PDDL 1.0), chargée en mémoire par mon serveur ;
la date de la copie utilisée s’affiche dans l’outil. Le pays est celui que la base associe au bloc
d’adresses : ce n’est pas une localisation.
Cet outil est écrit et hébergé par moi, sans service tiers. Si quelque chose vous paraît inexact,
écrivez-moi : je corrige et je change la date de mise à jour.